Polémique autour des Lethal Autonomous Weapons Systems

De nos jours, de nouvelles approches dites plus optimisées permettent de remplacer l’homme par la machine grâce aux nouvelles technologies. C’est ainsi que dans le domaine de la guerre, sont apparus les systèmes d’armes autonomes létaux. Bien évidemment, l’avènement de ces machines soulève de nombreux problèmes, notamment d’ordre éthique.

En effet, deux blocs antagonistes se sont formés en réponse à la question de l’utilisation des Lethal Autonomous Weapon Systems (LAWS). Ainsi, une fraction est pour leur utilisation sur les champs de bataille. Par contre, une autre partie pense qu’il ne serait pas raisonnable de confier le pouvoir de décision de vie ou de mort d’un être humain à une machine.

Afin d’amener les uns et les autres à faire la part des choses, l’éthicien militaire Canberra Deane-Peter Baker publia un ouvrage. Ce dernier s’est inspiré de son expérience au sein du Groupe international de la réglementation des armes autonomes.

Émergence de deux visions divergentes

En effet, d’un côté, les opposants craignent que LAWS ne soit pas capable d’opérer dans les limites du droit des conflits armés. En réalité, l’inquiétude ici est qu’ils utiliseront la force de manière aveugle ou disproportionnée.

D’autre part, suivant la même logique, l’autre type d’argument principal est qu’il est tout simplement gauche de permettre à une machine de faire le choix de tuer un être humain. Ainsi, les États moins développés ont tendance à être favorables à une interdiction, tandis que les plus puissants technologiquement avancés ne le sont pas.

Cependant, les partisans de LAWS soutiennent que ces systèmes peuvent sauver des vies de plusieurs façons. Par exemple, ils prétendent que des robots peuvent être envoyés pour faire des travaux dangereux sans avoir à risquer un soldat ou un marin. De plus, ils maintiennent également que les LAWS seront moins enclins à utiliser une force aveugle, car ils n’ont pas d’émotions, contrairement aux combattants humains.

Une ère encore lointaine

Selon l’expert, cette situation est loin d’être dans un futur immédiat si tant est que cela se produise un jour.

« Je pense qu’il ne fait aucun doute que nous commencerons à voir de plus en plus d’armes autonomes létales participer à des guerres – l’ONU pense que nous avons déjà vu les premiers humains être tués par des armes autonomes, dans le conflit au Yémen. Mais je suis d’avis qu’il est peu probable qu’ils jouent beaucoup plus qu’un rôle complémentaire pendant un certain temps encore. »

Professeur Canberra Deane-Peter Baker

Par ailleurs, d’un côté, les systèmes hautement sophistiqués seront très coûteux et donc rares à moyen terme. De l’autre, les systèmes autonomes simples seront limités par des capacités limitées.

« À plus long terme, nous commencerons à voir des systèmes plus sophistiqués devenir plus abordables et donc plus prolifiques, et les systèmes plus simples deviendront eux-mêmes plus performants »

Professeur Canberra Deane-Peter Baker

SOURCE : MIRAGENEWS

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Nick Olaizola